19 mai 2006

Bleach : "I see dead people"

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Ou' va-t-on après la mort ? Si le corps nourrit les asticots, quid de l'âme ? Le mangaka Tite Kubo nous livre dans son shonen sa vision des choses : les défunts rejoignent un monde parallèle, appelé Soul Society. Un monde possédant sa propre hiérarchie, ses propres règles et sa propre armée, constituée de Shinigamis (signifiant "divinité de la mort"). Leur rôle ? Accompagner les âmes au Soul Society et vaincre les Hollows, la forme maléfique des âmes.
Partant de ce postulat de base, l'auteur, plaçant son histoire à notre époque, nous présente Ichigo, un ado capable de voir les âmes. A cause de ce don un peu particulier il sera amené à collaborer avec Rukia, une Shinigami.

Je n'irai pas plus loin dans le scénario car je ne voudrais absolument pas vous gâcher les nombreuses surprises que réserve ce titre qui s'est imposé comme un incontournable du moment, et tout ce qu'on peut dire c'est qu'il le vaut bien.

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Mais tout d'abord, pourquoi "Bleach" ? Tout d'abord, l'anglophile averti reconnaîtra le verbe "décolorer", se rapportant aux cheveux orangés du héros et, en extrapolant, au style "fashion", très branché qui se dégage des graphisme. En effet, Bleach, c'est d'abord le plaisir des yeux : persos charismatiques  aux traits travaillés et mise en page/scène recherchée vraiment bluffante lors des combats. Et pour finir de nous ravir, les illustrations de début de chapitre font également montre d'un vrai travail artistique, on applaudit. Bref d'un strict point de vue technique,  la perfection n'est pas loin.

Mais Bleach c'est également un clin d'oeil avoué de l'auteur à l'un de ses groupes favoris : Nirvana (il s'agit du titre de leur premier album). Et cette influence de la musique se retrouve tout au long de la série, par exemple pour les titres de chapitres, souvent en anglais et faisant penser à des titres de pistes de CD (pour ceux du troisième tome, c’est assez flagrant).
Mais au-delà des titres, il y a dans le déroulement du récit une vraie notion de rythme, avec une mélange réussi de moments humoristiques vraiment délirants, de tragique évitant avec brio le mélodrame et d’affrontements mémorables. Comme dans un bon disque rock, le lecteur est pris dans un grand huit où s’enchaînent les émotions les plus intenses, toujours à fond et sans fausses notes. Mine de rien, il s’agit d’un sacré tour de force.

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Et la cerise on the cake, le détail qui achève notre bonheur, c’est le plaisir que semble prendre l’auteur a évité tous les clichés du genre : dès que le lecteur commence a émettre des hypothèses, qu’il pense deviner la suite de l’aventure, Kite Kubo le prend en contre-pied en brouillant les pistes avec de nouveaux personnages et de nouveaux rebondissements. J’en profite pour vous déconseiller fortement la recherche d’infos sur internet sur le scénario, ça serait vraiment se gâcher le plaisir. 

Avec son style unique tant graphique que dans le déroulement de son histoire, Bleach fait donc partie des séries qui comptent, tous genres confondus. A lire absolument.

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Posté par Chocoborg à 08:58 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Bleach : "I see dead people"

    t'a fait une lègére erreur sur le nom de l'auteur c'est tite kubo.

    Posté par max faraday, 19 mai 2006 à 09:39 | | Répondre
  • oh la honte, merci de l'avoir signalé, j'ai corrigé immédiatement ^^

    Posté par chocoborg, 19 mai 2006 à 10:22 | | Répondre
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